Loin du Front, le quotidien à l’arrière des tranchées

Les recherches des deux classes de CM1 de l’école Etienne Dolet ont conduit les écoliers à s’intéresser à la vie des poilus et aux batailles de la Première Guerre Mondiale. Mais ils ont également tenu à mettre en lumière la vie loin des tranchées qui ne s’est pas arrêtée. Enzo, Félix, Marie, Mélany, Sivarajah et Tom se sont intéressés aux femmes, aux enfants mais aussi à la nourriture, aux arts et aux médias pendant la Première Guerre Mondiale.

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Les femmes pendant la Première Guerre Mondiale

Ecrit par Félix Conqui

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un univers différent de celui d’aujourd’hui, un univers très rude qui au début paraissait facile pour les poilus. En avançant dans ce fameux univers, ils se rendirent compte que c’était une guerre mondiale.

Ce sujet est vaste et contient d’horribles moments que je ne vais pas vous raconter.
Il faut savoir tout d’abord que la première guerre mondiale (au début) opposait la Triple Alliance (Allemagne, Autriche, Italie, Hongrie) à la Triple Entente (France, Royaume-Uni, Russie.)

La Triple Alliance s’opposait à la Triple Entente à cause de l’attentat de Sarajevo et surtout pour s’emparer des territoires : l’Europe centrale, l’Asie et aussi l’Afrique.

J’ai choisi le sujet : le rôle des femmes pendant la première guerre mondiale car le seul "bon" côté de cette guerre c’est que les femmes ont enfin pu travailler comme les hommes. Après la guerre, beaucoup d’entre elles ont donc voulu continuer à travailler pour être indépendantes.

Le rôle des femmes.

1) Pour que les hommes combattent, il fallait des usines d’armement et des ouvrières.
2) Pour que les hommes survivent aux blessures, il fallait des hôpitaux. Dans les hôpitaux, on avait besoin d’infirmières.
3) Les femmes prirent la place des hommes dans les foyers. Elles devinrent donc chef de famille et durent prendre alors des décisions. Souvent, elles devaient travailler dans les champs.
4) Elles devinrent également (pour quelques unes) marraines de guerre. Elles écrivaient des lettres aux soldats pour les encourager.

La vie des femmes durant la Première Guerre Mondiale

Ecrit par Mélany Chahinian

La guerre de 1914 à 1918.

Les hommes ont participé pendant la première guerre mondiale mais aussi les femmes et les enfants.

Pourquoi les femmes ?

Les hommes étant au combat, ils ne pouvaient plus être dans les usines, dans les champs.... C’est pour cela que le président du conseil René Viviani lance un appel aux femmes françaises pour les remplacer.

Le discours de René Viviani (Président socialiste du Conseil des ministres.)

"Debout femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie. Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez- vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés ! Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! à l’action ! à l’œuvre ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde."

Le travail des femmes durant la première guerre mondiale.

Les femmes en ville : qui distribuaient le courrier, conduisaient les tramways travaillaient dans les usines d’armement...

Les marraines de guerre : qui écrivaient, envoyaient des colis aux soldats du front, rendaient visite aux soldats blessés...

Les infirmières : qui soignaient les blessés.

Les enfants pendant la Première Guerre Mondiale

Ecrit par Tom Gayout

Tous les hommes sont partis à la guerre. Les femmes travaillent dans les usines et dans les champs pour les remplacer.

Les garçons font des petits "boulots" (vendeurs de journaux, livreurs et tourneurs d’obus...) et vont aussi travailler aux champs. Les filles aident leur mère à faire le ménage et à garder leurs petits frères et leurs petites sœurs.

A l’école, les instituteurs sont aussi partis à la guerre et sont remplacés par des femmes. Les écoliers sont très souvent absents. Tous les exercices, tous les cours tournent autour de la guerre. Ils écrivent aux soldats, souvent des poèmes. Ils leur envoient aussi des colis (tabac, chocolat...). Même les jouets sont des jouets guerriers (armes factices). En fait, les enfants sont tristes, ils ont peur de voir mourir ceux qu’ils aiment. Ils ont tous perdu un parent proche. Beaucoup sont orphelins.

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La nourriture pendant la Première Guerre Mondiale

Ecrit Enzo Cohen

Je vais vous parler de l’alimentation pendant la première guerre mondiale de 1914 1918.

Les épiceries étaient totalement vides. La population avait des tickets de rationnement qui leur permettaient d’avoir des produits de première nécessité comme de la farine, du sucre, du café, des pâtes. Il n’y avait pas trop de légumes. On trouvait du lait écrémé (ou demi-écrémé) pour les enfants, du pain d’une drôle de couleur (presque marron) qui donnait souvent mal au ventre.

Ils ont connu la misère à cette époque ! Mais, la moralité est qu’ils appréciaient davantage les choses que nous car ils manquaient de tout.

Aujourd’hui, le gaspillage ne devrait pas exister.

Le rôle des médias pendant la Première Guerre Mondiale

Ecrit par Marie L’alloret-Faivre

La première guerre mondiale est une guerre générale pendant laquelle les médias (les journaux et les lettres des soldats) ont été très très importants.
Les médias ont joué un rôle essentiel. Il y a eu des liens très forts entre l’armée française et les journaux. On empêche les journaux d’écrire tout ce qu’ils veulent et les lettres des soldats sont lues par l’armée. Les chefs de l’armée ne veulent pas que les mauvaises nouvelles de la guerre arrivent dans le pays (à l’arrière). C’est pourquoi, ils ne donnent pas toutes les lettres (envoyées par les soldats) ou que l’on barre des mots ou des phrases.

Les journaux ne peuvent pas tout écrire sur ce qui se passe réellement dans les tranchées. On appelle cela la censure.

L’état-major et le gouvernement français font aussi de la PROPAGANDE, pour que les soldats continuent à se battre et que la population soit d’accord avec la guerre.

On appelle les Allemands les boches et on écrit que les soldats doivent se battre, qu’ils sont des héros et que les allemands sont des diables.

On fait du "bourrage de crâne" car on force les gens à penser que la guerre est bien et qu’il faut continuer à la faire. On utilise tous les journaux pour écrire ces idées, on fait des cartes postales pour montrer les soldats en héros et même des bandes dessinées. Les armées (françaises et allemandes) font même pour la première fois des films pour montrer les batailles et faire croire aux populations que la guerre va être gagnée même si beaucoup de soldats sont morts.

Les arts

Ecrit par Tom Henaut

Félix Vallotton était peintre. Il était trop âgé pour participer aux combats, et s’est porté volontaire pour réaliser une collection d’œuvres publiques relatives au conflit.
Il a réalisé en 1917 cette œuvre qui s’appelle « Verdun ».

A l’époque de la première guerre mondiale, Le cinéma était muet. "La reine Margot" a été réalisée par Henri Desfontaines en 1917, selon un roman d’Alexandre Dumas.

Parmi les chansons écrites pendant la première guerre mondiale, il y a eu "Verdun, on ne passe pas". C’est un chant militaire qui rappelle la bataille de Verdun dans la Meuse, qui a fait 362 000 morts ou blessés du côté français et 337 000 morts ou blessés du côté allemand, entre le 21 février et le 19 décembre 1916.

Certains soldats passaient leur temps libre à dessiner ou à écrire des poèmes, comme le poète français Guillaume Apollinaire. Après la guerre, beaucoup de poèmes ont été publiés.

Henri Barbusse a écrit, en 1916, un roman Le feu, qui décrit la vie dans les tranchées.

L’art de la Première Guerre Mondiale

Ecrit par Sivarajah Vesagatheepan

Otto Dix (1891-1969) est un peintre allemand qui a participé à la Première Guerre Mondiale et a peint afin d’oublier ce qu’il a vu lors de nombreuses campagnes : en Champagne, dans la Somme ou en Russie. Ses œuvres illustrent l’horreur des combats, les gueules cassées et les anciens soldats réduits à la mendicité.

En 1937, ses œuvres sont dites "dégénérées" par les nazis, cent soixante- dix sont ôtées des musées et une partie est brûlée.

En 1938, il sera arrêté, enfermé par la Gestapo et sera obligé de participer à la 2ème guerre mondiale.

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