Les élèves de l’Ecole Etienne Dolet racontent le quotidien des poilus

Dans le cadre des commémorations du Centenaire de la Première Guerre Mondiale, deux classes de CM1 de l’école Etienne Dolet ont choisi de tenir un blog sur le sujet tout au long de l’année scolaire. Par des recherches, des rédactions de récits, les élèves ont utilisé leur propre mot sur ce tragique événement qui a débuté 100 ans auparavant.

Au cours de l’année scolaire, nombre d’entre eux se sont intéressés au quotidien des "Poilus", ces soldats français au Front tout au long de la guerre de position. L’occasion pour les élèves de faire part de leurs connaissances sur le sujet.

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La vie des poilus sur le Front

Ecrit par Fanta Keita

Sur le front, dans les tranchées, les conditions de vie des soldats sont éprouvantes. Ils vivent dans la boue et dans le sang. Les combats sont très meurtriers.

La vie du poilu.

Près de 66 millions d’hommes ont été mobilisés sur tous les fronts au cours de la guerre. En France, les soldats qui combattent sur le front sont appelés « les poilus ». Pour conserver le terrain conquis, les troupes s’enterrent dans des tranchées parfois fortifiées, qui forment un labyrinthe boueux. Les intempéries et le manque d’espace favorisent la multiplication rapide des rats et des poux. Derrière cette ligne s’étendent les stocks de matériels, les dépôts de munitions, de vivres, les quartiers de l’état-major et les hôpitaux de campagne. De l’autre côté, la tranchée ennemie n’est souvent qu’à quelques centaines de mètres, mais pour y parvenir il faut franchir des barbelés et avancer au milieu des cratères creusés par les obus, sous le feu ennemi.

La guerre favorise l’emploi de nouvelles armes, particulièrement meurtrières. Le nombre des blessés est si important qu’on ne peut tous les soigner. Les médecins s’occupent d’abord de ceux qui peuvent retourner au combat. Nombreux sont les mutilés, que l’on surnomme les « gueules cassées ».

Le moral du poilu.

Les privations du front, la mauvaise hygiène, la peur de mourir ou d’être blessé pèsent sur le moral du poilu. Il se confie parfois dans des carnets où il raconte l’horreur de son quotidien. Certains soldats deviennent fous. Les survivants seront marqués à vie par l’horreur du combat. Le poilu trouve le réconfort dans le soutien de ses camarades, dans les lettres ou parfois les colis qu’il reçoit de l’arrière ou dans les missives qu’il peut envoyer, malgré la censure. L’armée fournit une ration de vin et de cigarettes. Les permissions sont rares et courtes, et les soldats qui retournent dans leur famille sont souvent désagréablement surpris : à l’arrière, on ne connaît rien de leur vie au front.

Lorsqu’une bataille dure longtemps, les unités se relèvent, pour éviter qu’une même troupe ne soit décimée au front. Le poilu attend avec impatience cette relève, qu’il appelle « tourniquet ». Ainsi, presque toutes les unités françaises ont combattu à tour de rôle, lors de la bataille de Verdun, de février à juin 1916.

Les poilus dans l’ensemble « tiennent bon ». Ce sont surtout des paysans, habitués aux intempéries et à des conditions de vie difficiles. L’école publique leur a appris à aimer leur patrie et à se sacrifier pour elle. Ils veulent défendre l’honneur de la France et récupérer l’Alsace-Lorraine. Cependant en mai 1917, certains se révoltent et refusent de combattre. La plupart d’entre eux réclament la fin du conflit. L’état-major français redoute cette désobéissance et fait condamner à mort 554 soldats. Pour servir d’exemple, 49 sont fusillés. Ce n’est qu’en 1999 que la République française a reconnu publiquement l’injustice de ce châtiment.

En conclusion.

A la fin du conflit, le bilan est éloquent : 1 300 000 poilus ont été tués ou sont portés disparus. On compte trois millions de blessés, dont un million d’invalides. La guerre a constitué pour les survivants un choc sans précédent. Beaucoup d’entre eux se regroupent dans des associations d’anciens combattants, pour défendre leurs intérêts et préserver la paix.

La vie des poilus pendant la Première Guerre Mondiale

Ecrit par Adrien Julia

La 1ère Guerre Mondiale a commencé en 1918 avec l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand et a entraîné 35 pays.

En France, les soldats qui ont combattu étaient appelés « les poilus » à cause de leur barbe. Dans les tranchées, ils n’avaient ni le temps ni le matériel pour se raser. Les poilus étaient souvent des paysans habitués à la vie dure ce qui leur a permis de résister à l’enfer du front : le danger, le froid, les rats, la pluie, la boue, les maladies et les attaques.

Poilus dans la tranchée et dans la boue.

Pendant cette guerre, les soldats se cachaient dans des tranchées où ils passaient la plupart de leur temps. La nourriture était rationnée, (composée surtout de pain) et souvent froide quand elle arrivait dans les premières lignes. Lors des attaques, les soldats portaient une ration de combat composée de biscuits (« pain de guerre ») et de viande de conserve. En 1ères lignes, les soldats manquaient souvent d’eau et souffraient de maladies. La nuit, les poilus dormaient dans des casemates protégées par des masses de terre et certaines étaient construites comme des maisons, avec des fondations et des portes. Mais les soldats préféraient dormir par terre à la belle étoile plutôt que sur les matelas insalubres des casemates. Dans la journée, les diverses occupations étaient les jeux de cartes, la conversation et l’écriture. Quand ils étaient à l’arrière du front, ils lavaient leur linge. Quelques soldats pouvaient prendre des photos, d’autres rapportaient des trophées et certains fabriquaient des objets et des bijoux. Régulièrement, ils recevaient des lettres ou des colis de leur famille et leur écrivaient pour les informer de leur santé et de leur vie sur le front. Cette correspondance était censurée et à l’arrière, on ne connaissait pas leur enfer.

Les occupations des poilus.

Lors des attaques, les soldats affrontaient les mitrailleuses et les obus ennemis, ainsi que parfois, le froid et la boue. Si une bataille durait longtemps, les unités se relevaient (la relève « tourniquet ») pour éviter que la même troupe soit décimée au front. Les batailles les plus meurtrières ont été : celle de la Marne (1914, plus de 480 000 victimes), de la Somme (1916, plus d’un million de morts) et de Verdun (1916, plus de 700 000 victimes). L’armistice a été signée le 11 novembre 1918 et a marqué la fin des combats. Sur les 60 millions de soldats, il y eut 10 millions de morts et 20 millions de blessés. Le dernier poilu survivant est Lazare Ponticelli, mort le 12 mars 2008 à 110 ans.

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La vie dans les tranchées

Ecrit par Ambre Parisot

Une tranchée est un fossé très profond construit en zigzag permettant aux soldats de se protéger des ennemis.

Les allemands construisent des tranchées plus élaborées : en béton avec des fenêtres et des volets. Pour les Français, il n’y a pas ce même confort. Ils vivent dans la boue avec les rats et les poux.

La vie quotidienne.

La vie dans les tranchées n’est pas la même pour tous. Elle change selon le grade. Pour les soldats en première ligne, la vie est plus difficile que pour ceux qui sont à l’arrière. La nuit, les soldats doivent rester éveillés parce qu’il y a des combats. Le jour, ils essaient de dormir et s’ennuient.

Leurs activités.

Certains lisent, écrivent, jouent aux cartes mais c’est plus difficile de le faire en première ligne.

La nourriture.

Des soldats sont chargés d’apporter la nourriture de l’arrière vers l’avant mais les repas sont froids quand ils arrivent. Il n’y a pas d’heures fixes et ils peuvent parfois rester plusieurs jours sans manger.

La ration est de 750 g de pain ou 700 g de biscuits, 500g de viande, 100g de légumes secs, du sel, du poivre, du sucre et 1 à 2l d’eau. Mal nourris, ils ont des problèmes de santé et de fatigue. Ils sont aussi démoralisés.

Le manque de sommeil.

Ils dorment dans l’humidité sur des paillasses ou des matelas fins. Mais, cela sent l’urine et les excréments alors beaucoup préfèrent dormir par terre, dans la nature. Les mouches attaquaient le jour et les moustiques la nuit.

La vie dans les tranchées était vraiment très difficile !

La vie des soldats dans les tranchées

Ecrit par Camille Hillegon

Les soldats ayant participé à cette guerre ont été surnommés "les poilus". La vie dans les tranchées était très dure ! Tous les soldats avaient une boîte de réserve avec du chocolat mais ils n’avaient le droit de l’ouvrir que sur ordre (le chocolat étant très revigorant).

La vie dans les tranchées était très dure car il y avait beaucoup de danger : le froid, les rats, les insectes, les poux, les odeurs, la pluie et la boue...

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